Recruteurs du CAC 40 : méthodologie & résultats.
Reproductible, vérifiable, expliqué
Tous ces résultats sont obtenus uniquement en maîtrisant LinkedIn Recruiter : ils sont reproductibles, vérifiables, et tout est expliqué.
Envie d'en discuter ? Mon agenda est ouvert. Et pour celles et ceux qui veulent apprendre à faire pareil, c'est par là.
La bonne nomenclature, en deux langues
Je reste exclusivement sur les titres et headlines — aucun mot-clé, aucune pollution.
J'ai tenté de rester « simple » tout en poussant : j'ai repris les nomenclatures LinkedIn (burger menu) en français et en anglais — ce qui n'est normalement pas possible mais donne de meilleurs résultats — et ajouté des titres avec et sans guillemets. La recherche en pilule (les ronds bleus) est une requête OR ; pas de chevauchement.
J'ai volontairement laissé des termes simples comme recrutement, afin d'inclure aussi bien les managers recrutement que les stagiaires recrutement. Je n'ai pas mis Talent pour éviter les « talent managers » et la gestion interne des talents.
Rien en titre de sourcing : par expérience il y en a peu, et les résultats dans les industries du CAC 40 seraient pollués par du sourcing / procurement (achats), pour n'ajouter qu'un pourcentage négligeable de profils. Cœur sur tous les sourceurs malgré tout.
J'ai enfin ajouté les recherches de headline, non capturées par le job title, selon une nomenclature qui fonctionne.
Simple, assumé, suffisant
Là aussi, je suis resté simple. Il y a des approximations : pour être parfait il aurait fallu procéder autrement — il y a moins de profils en France que LinkedIn ne l'annonce sur une recherche générale.
Mais sur quelques milliers de personnes, la différence est négligeable. On ne cherche pas l'exhaustivité parfaite ; on cherche un signal fiable.
Le CAC 40, mais toutes ses pages affiliées
Là, j'ai un peu corsé le jeu. Le CAC 40, déjà, c'est un peu plus que 40. Mais l'affaire se corse surtout sur la multiplicité des pages affiliées aux groupes.
Exemple : vous voulez les recruteurs du CAC 40 chez LVMH. Vous ne comptez pas seulement ceux reliés à la page LVMH, mais aussi ceux liés aux pages Louis Vuitton, Moët et Hennessy (big up Cognac, ville d'origine).
Et là, ça commence à faire du monde. J'ai mappé 393 entreprises — le serveur LinkedIn commençait à avoir du mal à suivre, mais j'ai persévéré. Les gens reliés à des pages non françaises sont automatiquement retirés par le filtre de localisation.
Tout en actuellement / current : on veut les employés actuels.
8 600 profils, avec un titre ou une headline correspondant au recrutement ou à la talent acquisition.
Juste pour rigoler — comme j'ai accès à Talent Insights — je vais générer le rapport correspondant. J'épargne à celles et ceux qui l'ont acheté la douleur de retourner voir la facture.
Je transpose la recherche sur Talent Insights (en un clic). Sauf que — « léger détail » — Talent Insights oblige à rester sur la nomenclature du burger menu ; malgré mes deux langues, il écrase les 8 600 profils propres à 1 498.
Sur la même search, en cliquant juste sur « view Talent Insights », on perd donc 82,6 % des résultats. Et dire que des entreprises basent des décisions sur ces chiffres…
Je ne m'attarde pas sur des chiffres qui perdent 82 % de leur valeur.
Le classement, groupe par groupe
Chaque groupe est consolidé à partir de toutes ses pages affiliées. Les chiffres comptent les recruteurs actuels.
Rapporté à l'effectif, qui recrute vraiment le plus ?
Un chiffre de recruteurs brut ne dit pas tout : 400 recruteurs dans un groupe de 40 000 salariés, ce n'est pas la même densité que 400 dans un groupe de 6 000. Pour compter les effectifs, j'ai repris exactement les mêmes pages entreprises que pour les recruteurs, et regardé qui y est actuellement relié et basé en France. Mêmes pages, mêmes critères — le ratio est donc directement comparable.
| Groupe | Effectif France | Recruteurs | 1 recruteur pour |
|---|---|---|---|
| Kering | 1 800 | 53 | 34 salariés |
| Danone | 6 500 | 173 | 38 salariés |
| L'Oréal | 18 000 | 417 | 43 salariés |
| Hermès | 9 200 | 216 | 43 salariés |
| Capgemini | 35 000 | 782 | 45 salariés |
| EssilorLuxottica | 2 100 | 47 | 45 salariés |
| Pernod Ricard | 2 800 | 56 | 50 salariés |
| TotalEnergies | 20 000 | 341 | 59 salariés |
| ENGIE | 9 400 | 158 | 59 salariés |
| Unibail-Rodamco-Westfield | 842 | 13 | 65 salariés |
| Publicis Groupe | 1 100 | 16 | 69 salariés |
| Saint-Gobain | 6 700 | 96 | 70 salariés |
| LVMH | 29 000 | 407 | 71 salariés |
| Dassault Systèmes | 6 400 | 89 | 72 salariés |
| Thales | 29 000 | 397 | 73 salariés |
| Michelin | 13 000 | 179 | 73 salariés |
| Air Liquide | 8 200 | 110 | 75 salariés |
| Accor | 6 000 | 77 | 78 salariés |
| Worldline Hors CAC 40 | 3 100 | 40 | 78 salariés |
| Orange | 57 000 | 666 | 86 salariés |
| Safran | 42 000 | 488 | 86 salariés |
| Schneider Electric | 11 000 | 128 | 86 salariés |
| Société Générale | 35 000 | 399 | 88 salariés |
| Crédit Agricole | 47 000 | 521 | 90 salariés |
| BNP Paribas | 41 000 | 437 | 94 salariés |
| AXA | 24 000 | 256 | 94 salariés |
| Bouygues | 12 000 | 122 | 98 salariés |
| Bureau Veritas Hors CAC 40 | 7 600 | 76 | 100 salariés |
| VINCI | 6 300 | 63 | 100 salariés |
| Airbus | 30 000 | 286 | 105 salariés |
| Veolia | 14 000 | 133 | 105 salariés |
| Eiffage Hors CAC 40 | 31 000 | 262 | 118 salariés |
| Carrefour | 39 000 | 317 | 123 salariés |
| Sanofi | 21 000 | 170 | 124 salariés |
| Teleperformance | 2 100 | 17 | 124 salariés |
| Legrand | 3 500 | 28 | 125 salariés |
| Renault Group | 20 000 | 151 | 132 salariés |
| STMicroelectronics | 9 100 | 65 | 140 salariés |
| Stellantis | 18 000 | 105 | 171 salariés |
| ArcelorMittal | 6 000 | 25 | 240 salariés |
Les grands enseignements sautent aux yeux : le luxe et la cosmétique (Kering, Hermès, L'Oréal) et Danone recrutent le plus densément, quand l'industrie lourde (ArcelorMittal, Stellantis, STMicroelectronics, Renault) affiche les ratios les plus étirés.
La limite de l'exercice, assumée : un recruteur rattaché à la page d'un groupe peut servir les recrutements d'autres entités, ou piloter des recrutements internationaux depuis une petite page groupe. Pernod Ricard ou Kering, par exemple, portent des recrutements très internationaux ; leurs ratios sont donc à lire avec cette réserve. Ça reste un signal fiable, pas une mesure au recruteur près.
Je livre les données. Laurent livre l'analyse.
Les résultats sont donnés par page entreprise, et non par groupe. Je suis allé chercher les informations jusqu'à moins de 9 recruteurs par page : il reste un reliquat de 189 recruteurs appartenant à des équipes de moins de 9, sur 8 600.
Non, je n'ai pas scrappé. Juste une maîtrise de l'outil ;-)
Je n'ai utilisé que des moyens officiellement autorisés pour récupérer ces informations — aucun scraping, on se calme ! Tout est vérifiable, reproductible, et ce que j'avance sur Talent Insights, je peux le prouver.
Une pensée émue au serveur qui héberge mon profil et qui a pris un petit coup de chaud … mais il est habitué.
Et si, cher LinkedIn, vous voulez me laisser tester pour de vrai Hiring Assistant : ravi d'aider.